Article etudiant dans Présent sur les écoles hors contrat

Article des étudiants | Les écoles hors contrat sont-elles un danger ?

Article des étudiants | Les écoles hors contrat sont-elles un danger ?

[vc_row css=”.vc_custom_1592820539779{padding-top: 20px !important;}”][vc_column][vc_column_text css=”.vc_custom_1606900655042{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;}”]

Les écoles hors contrat sont-elles un danger ?
Article des étudiants de l’ISSEP

[/vc_column_text][vc_separator color=”custom” border_width=”2″ el_width=”40″ accent_color=”#b89e67″ css=”.vc_custom_1554976341443{margin-bottom: 50px !important;}”][vc_column_text css=”.vc_custom_1606491833825{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;}”]En peu de clics sur internet, il est facile de découvrir ce que sont les écoles hors contrat. 75 000 élèves sur les 14 millions d’élèves scolarisés, 1500 écoles et environ une centaine de demandes d’ouverture en 2020. Ces écoles attirent les déçus du public ou sous contrat, soucieux d’instruction, les incompris, les différents, les dissidents. Ils ne devraient pas avoir à se justifier. Le droit de choisir son école est un droit fondamental reconnu par la République. Deux fondations se sont engagées à soutenir et promouvoir ce droit : la Fondation pour l’école et la Fondation Kairos.

Sur Internet, le site de l’Institut libre de formation des maîtres permet de découvrir la richesse des formations proposées. Formation pour ceux qui souhaitent devenir les maîtres du primaire, les professeurs du secondaire, les éducateurs, les directeurs et créateurs d’écoles indépendantes. Leur formation ne sera pas reconnue par l’Etat mais ils y apprendront à enseigner les fondamentaux ainsi que l’ art, la musique. Comment utiliser des pédagogies innovantes, apprendre à apprendre, savoir suivre leurs futurs élèves avec des méthodes de progression, aussi. Le site est une véritable ouverture sur ces écoles : il donne à voir leur quotidien.

La plupart des écoles référencées ont un site où le projet de l’école est clairement annoncé. Elles sont mises en valeur : photos de cahiers soignés, photos d’ enfants heureux, photos de dictées et de rédactions qui font rêver, et même des lettres de remerciement à tous les donateurs qui aident financièrement ces projets ne percevant aucune aide de l’Etat.

Les locaux ne sont certes pas modernes mais conformes à la législation. Création et ouverture exigent des dossiers sérieux : ERP (établissements recevant du public), règles techniques à respecter, accord du maire, demande au rectorat… Tout cela est encadré juridiquement. Nul ne peut y échapper pour obtenir l’autorisation d’enseigner autrement. Au fond, il n’y a pas de quoi s’ alarmer.

Pourtant, ces écoles ont été pointées du doigt par Emmanuel Macron, le président les englobant avec les lieux d’endoctrinement islamique. En effet, le 2 octobre 2020, le président prononçait son discours contre le « séparatisme », dans lequel il interdisait « l’école à la maison » ou « dans des structures non déclarées ». Il y a confusion : les écoles hors contrat non musulmanes sont autorisées, attentives à leurs élèves, attachées à leur faire aimer la France, sa langue, son histoire, son patrimoine, ses valeurs, ses cloches scandant le travail et la récréation, tout ce qu’un président de la République devrait défendre. Ce que visait le président ? Les écoles islamistes non déclarées. Amalgamer toutes les écoles, ainsi que l’enseignement à la maison, avec des lieux qui sont parfois le terreau du terrorisme islamiste, cela laisse pantois.

En réaction à l’intervention du président, le 15 octobre 2020, à Marseille, l’imam Ismail s’ est offusqué lors de son prêche à la mosquée des Bleuets : « Nos associations vont être une à une épiées et au moindre problème, pas forcément lié à l’idéologique mais sanitaire, norme de sécurité, défaut de comptabilité, ce point-là permet de fermer les associations. Toutes les associations et les mosquées sont des lois de 1901 et 1901, tu n’as pas le droit de faire du culte, c’est-à-dire ce que l’ on est en train de faire. Si tu veux faire du culte, tu passes en 1905 et là tu n’as pas le droit de faire du politique et là, c’est bon, on t’a muselé. » L’ imam conclut : « Jusqu’ à quand allez-vous supporter cette humiliation ? » L’enjeu véritable est là, pas dans la plupart des écoles qui sont des associations de loi 1901, déjà toutes surveillées, contrôlées, répertoriées, déclarées. Quand elles ne sont pas islamistes, elles ne sont pas des lieux où se prépare une menace pour la France. L’ amalgame fait par le président de la République révèle l’état de désarroi dans lequel se trouve un exécutif qui mélange tout.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”custom” border_width=”2″ el_width=”20″ accent_color=”#b89e67″][vc_column_text css=”.vc_custom_1606491856848{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;}”]

Hélène Patmet,
étudiante en Bac+4 à l’ISSEP
publiée dans Présent

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Vous avez aimé ? Partagez l'article sur vos réseaux sociaux ↓
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur telegram
Partager sur email