Critique littéraire : Il n’est plus interdit d’interdire, vive le Capital roi !

Critique littéraire : Il n’est plus interdit d’interdire, vive le Capital roi !

Jean-Claude Michéa
Le loup dans la bergerie, édition Climats, 2018, 163 pages, 17€

 

Assistons-nous à l’immanence de la société capitaliste ? Jean-Claude Michéa, professeur de philosophie à la retraite, et auteur de nombreux ouvrages sur les sociétés capitalistes, poursuit son constat contre les progressistes. Une clique de prédateurs capitalistes qui gouverne et ne se préoccupe que de faire fructifier ses intérêts. Ils matérialisent ce « loup dans la bergerie », ce fameux loup garou insatiable nuisible que décrivait Karl Marx, dans sa nécrologie du Capital : « Dans sa pulsion aveugle et démesurée, dans sa fringale de surtravail digne d’un loup-garou, le Capital ne doit pas seulement transgresser toutes les limites morales, mais également les limites naturelles les plus extrêmes. ». Après que la gauche a trahi le peuple dans les années 80, après que la droite a trahi la Nation dans les années 90, voici le temps de l’université bourgeoise et des médias officiels continuant un travail de déconstruction permanente, un temps où les repères anthropologiques ont volé en éclat. Du néo-libéralisme spéculatif, jusqu’au mariage pour tous et à l’idéologie du genre, dans ce contexte postmoderne il n’y a plus d’intérêt national, mais des intérêts de communauté d’intérêt. La France rurale veut que : « Labourage et pâturage soient les deux mamelles de la France », les mots qu’aimait à répéter Sully, l’ami et ministre d’Henri IV. Dans la France mondialiste d’Emmanuel Macron, préfet de l’Euro-région France, nous dirions que les deux mamelles de la république sont désormais les associations subventionnées et la hausse continuelle du taux de profit du CAC 40. L’atomisation du monde a fait perdre tous les liens sociaux qui permettaient à une communauté humaine d’assurer sa survie. Il est déjà minuit moins une, le loup est là, et je crains qu’il ne soit déjà trop tard car « qui commence par Kouchner finit toujours par Macron ! »

Raphaël
étudiant de l’ISSEP

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