Enseigner

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Dans le dernier classement PISA (Programme International de Suivi des Acquis des élèves) 2019, le prochain sera publié fin 2022, la France est classée 26 ème sur 79 pays, et entre 2000 et 2018 les scores obtenus ont diminué en lecture de 12 points, en mathématiques de 22 points et en sciences de 7 points.

La dernière réforme du lycée (et du Bac) mérite d’être sérieusement réexaminée, car c’est une catastrophe pour certaines matières négligées ou disparues comme l’histoire, l’économie ou encore les mathématiques qui ne sont plus obligatoires dès la classe de première.

Et suppression de concours d’entrée, d’examens, d’épreuves régulières ou de formations qualifiantes ont entraîné ces dernières années, des baisses de niveau désastreuses préjudiciables à la cohésion de la société et à l’économie.

Le mal n’est pas récent déjà, en 1997 Claude Allègre, ministre de l’Éducation nationale évoquait le besoin de réformer et de « dégraisser le Mammouth », mais il manque trop souvent un courage politique et une vision globale de l’enseignement avec une anticipation des évolutions pour améliorer la situation.

L’enseignement doit d’abord donner envie aux élèves d’apprendre, pour leur permettre ensuite de s’exprimer et de se développer pleinement dans leurs compétences et leurs choix.

Car c’est une culture large et diversifiée qui facilitera dans la vie active, la prise de décision et le bon discernement. 

Démagogie ou lâcheté dans l’enseignement en général et/ou dans les administrations, on tremble tellement à la perspective de ne pas être « égalitaire » qu’on refuse de choisir entre les bons et les médiocres, les engagés et les tire-au-flanc avec comme conséquence directe un appauvrissement des compétences globales et le risque de gâcher un nombre important de talents en herbe, principalement issus de milieux socio-professionnels défavorisés.

L’ENSEIGNEMENT doit être la priorité du prochain quinquennat !

Un bon système éducatif permet plus d’autonomie et de réflexion commune, mais aussi d’accroître la mobilité individuelle. Il favorise l’initiative et la créativité, ce qui rend l’économie plus innovante et avec un meilleur ascenseur social, et permettra à davantage d’individus de progresser.

Cela commence dès le plus jeune âge par l’apprentissage des fondamentaux : la lecture, la compréhension des textes et des mathématiques, à l’école, mais aussi à la maison avec des parents impliqués dans l’éducation de leurs enfants.

Plusieurs mesures sont clairement identifiées pour renverser cette tendance au déclin de l’enseignement français : validation des « fondamentaux » en petite section, refonte de programme, taille des classes, revalorisation et meilleure formation des enseignants, suivi individuel des élèves avec une plus grande autonomie des établissements…

Il est urgent que notre système éducatif devienne la priorité du prochain gouvernement afin d’éviter la poursuite du déclassement français : que chacun puisse acquérir ce minimum vital d’enseignement nécessaire dans un monde de plus en plus technique, administratif, multipolaire et pour forger les futures générations dans tous les métiers et emplois à venir d’un pays moderne soucieux de préparer l’avenir de ses enfants en fonction des besoins de la société.

Le développement actuel du nombre d’établissements d’enseignement privé dans notre pays, plus autonomes que les établissements publics, dans le primaire et le secondaire, la création de collèges ou de lycées d’excellence, d’établissements d’enseignement supérieur, est la preuve du besoin réel de propositions nouvelles mieux adaptées et plus qualifiantes et de la nécessité de la modernisation de l’enseignement français en général.

Tous ces nouveaux établissements se caractérisent par une implication forte des élèves, en petits groupes, des attentes de résultats élevés, le développement du savoir-faire et du savoir-vivre ensemble, une discipline plus stricte, une augmentation du nombre d’heures enseignées, une proximité et une cohésion étroites entre élèves et enseignants, et des « tutorats » de haute intensité.

Dès nos premières réflexions en 2018 pour l’organisation et le lancement de cette nouvelle institution qu’est aujourd’hui l’ISSEP, nous avons intégré ces principes que nous considérions comme vitaux pour tirer nos étudiants vers toujours plus d’implication, d’engagement et d’excellence.

Ce qui nous a permis, n’en déplaise à certains médias toujours prompts à critiquer et en permanence fâchés avec le succès d’initiatives nouvelles et différentes, de réussir notre installation dans le paysage français des Instituts d’enseignement supérieur, et à ce jour d’avoir déjà des listes d’attente bien fournies pour la rentrée de septembre 2022.

Patrick Libbrecht

Président honoraire de l’ISSEP

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